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Testament de vie

La médecine dispose de possibilités toujours plus nombreuses de traiter la maladie, de sauver des vies et de prolonger la vie. Le plus souvent, les patients concernés, leurs parents et médecins considèrent tous leur mise en œuvre comme bénéfique. Cependant, il existe aussi des situations dans lesquelles les patients ne souhaitent plus pour eux-mêmes épuiser toutes les possibilités thérapeutiques disponibles. Cela peut tenir au fait qu'ils redoutent le poids physique et psychologique ou les risques des traitements en question, qu'ils refusent le séjour à l'hôpital qui serait nécessaire ou qu'ils ne souhaitent plus prolonger la vie. Dans de tels cas, qui se présentent principalement en fin de vie, la relation de confiance entre le médecin et le patient prend une importance particulière, car même dans ces situations les patients doivent exercer leur droit à l'autodétermination, conformément au droit en vigueur, ainsi qu'aux principes éthiques communément acceptés, mais ils ont en général besoin pour cela d'être informés et soutenus par un médecin.

Les décisions thérapeutiques sont particulièrement difficiles à prendre lorsque les patients concernés ne peuvent plus s'exprimer. Un nombre croissant de personnes désireraient prendre des dispositions permettant de prévenir de tels cas, soit en s'exprimant sur les décisions des mesures alors à prendre (directives anticipées ou testament de vie du patient), soit en mandatant une personne de confiance pour prendre ces décisions (mandat en prévision de l'inaptitude à décider), ou encore en désignant une personne que le tribunal doit nommer curateur (directive de mise sous curatelle). Entre experts, mais aussi dans le public, il y a controverse quant à la question de savoir dans quelle mesure et sous quelles conditions une telle "autodétermination par anticipation" doit être respectée.

L'avis "Testament de vie. Un instrument de l'autodétermination" (Juin 2005) étudie la question des conditions sous lesquelles le testament de vie d'un patient peut être considéré comme un exercice du droit à l'autodétermination. Ils doivent contribuer à assurer la sécurité juridique tant au patient, qu'aux médecins traitants, parents et personnels soignants.

Ces réflexions constituent l'une des parties d'un avis plus large sur les conditions générales éthiques, juridiques et sociales, ainsi que sur la réalité de
l'accompagnement en fin de vie.

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