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Clonage

Par clonage on désigne chez l’Homme la production artificielle d’un organisme humain génétiquement identique à un autre être humain.

Le concept de clonage comprend le transfert de noyau somatique (SCNT ou somatic cell nuclear transfer; CNR ou cell nuclear replacement, également appelé dans le langage courant ”méthode Dolly”) et la division artificielle d'un embryon issu de cellules germinales (scission gémellaire de l'œuf fécondé). Par pragmatisme, on considère qu'il y a identité de matériel héréditaire lorsqu'il y a identité de génome du noyau cellulaire. Les éventuelles différences dans les rares gènes présents non pas dans le noyau de la cellule, mais dans les mitochondries, sont négligées. Les différences apparues au cours de la vie par mutations somatiques dans les cellules dont le noyau cellulaire a servi au transfert ne sont pas non plus prises en compte.

La brebis clonée Dolly, née en 1997, fut le premier mammifère produit par transfert d’un noyau de cellule somatique d'un animal adulte dans un ovule préalablement énucléé. Auparavant, les scientifiques ont présumé que le génome d’une cellule ayant achevé sa différenciation et remplissant déjà une fonction définie dans l’organisme n’est plus en mesure de former un individu entier.

La perspective d’utiliser éventuellement la méthode de transfert de noyau somatique même chez l’Homme déclencha un vaste débat tant au niveau national qu’international. Dans le cadre de cette discussion, il est fait une distinction entre le clonage aux fins de reproduction d’une part, dont l’objectif final est l'induction d'une grossesse et la naissance d'un enfant génétiquement identique, et le clonage à des fins de recherche biomédicale d’autre part, au cours duquel on produit un blastocyste de quatre jours environ, à partir duquel on cherche à isoler des cellules souches embryonnaires génétiquement identiques en vue d’une utilisation à des fins de recherche ou d'essais thérapeutiques.

Le clonage reproductif par transfert de noyau se heurte à un refus dans le monde entier. Dans de nombreux pays, une interdiction légale de cette technique existe déjà ou est en cours de préparation. Le Conseil national d’éthique allemand s’est lui aussi prononcé catégoriquement contre le clonage reproductif, dans une déclaration du 28.11.2002.

Le clonage à des fins de recherche biomédicale fait en revanche l’objet d’une controverse. Il est lié à l’espoir de développer des thérapies pour des maladies graves comme la maladie de Parkinson ou le diabète sucré. Le point qui fait cependant débat est la question de savoir si et sous quelles conditions la production et l’utilisation d’embryons clonés doivent être autorisées.

En août 2005, un groupe de travail de l’université de Newcastle a rendu public, sous la direction de Stojkovic, l’obtention d’un blastocyste après transfert de noyau. L’isolement de cellules souches embryonnaires à un stade aussi précoce du développement embryonnaire n’avait pas réussi jusqu’ici. La publication d’une équipe coréenne en 2004 s’est avérée être une falsification.

Avec la loi sur la protection de l’embryon de 1990, le législateur allemand a voulu empêcher le clonage humain sous toutes ses formes. Le fait que cette volonté ait toutefois trouvé une concrétisation suffisante dans la loi est discutable.

Dans ce contexte, le Conseil national d’éthique a élaboré son avis sur ”Le clonage aux fins de reproduction et le clonage à des fins de recherche biomédicale” et s’est prononcé sur les aspects éthiques et constitutionnels du clonage.

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