Communiqué de presse 01/2003
23 janvier 2003

Le Conseil national d'éthique présente un avis sur le diagnostic préimplantatoire

Le Conseil national d'éthique recommande à l'unanimité de réglementer la pratique du diagnostic prénatal et préimplantatoire (DPN, DPI) par une loi spéciale globale de médecine de la reproduction.

Les 24 membres du Conseil invitent une nouvelle fois à discuter librement des questions éthiques, juridiques et sociales que pose le développement des biosciences et de la médecine, en reconnaissant les opinions des dissidents. Ils rappellent qu'une solution politique convaincante aux conflits apparus dans le cadre de cette discussion ne peut être trouvée que dans une considération mutuelle, ce qui implique précisément l'on soit prêt à respecter des opinions divergentes et à se pencher sur les arguments présentés avec tout autant de prudence que d'objectivité.

Comme ce fut déjà le cas pour son premier avis sur l'importation de cellules souches embryonnaires humaines, publié en décembre 2001, le Conseil national d'éthique estime qu'il n'est pas de son devoir de se décider pour une réglementation donnée, ni même de recommander au législateur cette réglementation comme étant en définitive la seule possible.

La tâche du Conseil d'éthique consiste plutôt à examiner des arguments et à mettre en évidence les voies pouvant, en rapport avec ces arguments, conduire à une solution.

Le choix doit être réservé au législateur, qui décidera de l'approche qui lui paraîtra appropriée, en toute connaissance des arguments développés.

Sous réserve de cette limitation, le Conseil national d'éthique présente et discute dans son avis les deux réactions au DPI qui, de son point de vue, sont possibles, un refus net ou une autorisation uniquement à titre exceptionnel et s'assortissant de conditions strictes. En conséquence, dans le cadre des possibilités réglementaires qui sont abordées concrètement, le Conseil national d'éthique met en exergue diverses démarches, élargissant ainsi encore l'éventail des arguments.

Les membres du Conseil national d'éthique ont de ce fait renoncé à recourir au vote et se sont limités à faire connaître leur appréciation personnelle en signant de leur nom les approches réglementaires respectives.

Dans l'avis publié ce jour, ils présentent un document, qui:
(i) décrit les bases médicales du DPN et du DPI et esquisse les règles générales juridiques et sociales pour leur pratique effective ou possible;
(ii) évalue les différents arguments pour ou contre une autorisation du DPI;
(iii) procède à un examen critique de la pratique actuelle du DPN.

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